La procrastination… Cette tendance à remettre à plus tard ce qu’on devrait faire maintenant affecte beaucoup de gens, entrepreneur ou non. Que vous en soyez consciente ou non, la procrastination principalement un effet néfaste sur votre efficacité. Je dis « principalement » parce qu’avec le temps, j’ai réussi à en faire une alliée. Je vous explique plus loin de quelle façon j’utilise la procrastination.

Tout d’abord, je vous partage sept stratégies simples, mais efficaces, pour venir à bout de cette habitude. Vous pouvez toutes les appliquer en même temps ou bien y aller une à la fois. L’important, c’est que vous vous respectiez dans ce processus.

7 stratégies simples mais efficaces

Préparez-vous mentalement

D’abord, vous devez être réellement prêt(e) à changer, à vous remettre sur les bons rails. L’envie doit être là pour passer à l’action. Pour ça, concentrez-vous sur les bénéfices : le fait de procrastiner vous fait perdre du temps, de l’argent et génère du stress à cause des choses que vous finissez par gérer à la dernière minute. Est-ce que ça vaut le coup ? Le plaisir immédiat est-il préférable au bénéfice que vous pourriez retirer d’un travail accompli ?

Ensuite, identifiez vos moments les plus productifs. Si, par exemple, vous êtes plus concentré(e) dans la matinée, consacrez cette période aux projets les plus complexes. Réservez alors vos après-midis pour les rencontres avec vos clients ou pour les tâches qui demandent moins de jus de cerveau.

Organisez-vous!

Faites une To-Do List ou, pour les plus créatifs, un bullet journal. Vous y noterez toutes les actions que vous devez mener. Classez-les par priorité et planifiez un temps pour chaque tâche. Surestimez toujours le temps que vous allez mettre à la réalisation d’une tâche. Vous éviterez ainsi la déception, qui pourrait vous décourager.

Fractionnez les tâches.

Plus une tâche est petite, plus il vous sera facile de vous y mettre, car c’est souvent quand on se sent dépassé que la motivation diminue et que l’on abandonne.  Décomposez le travail à effectuer en plusieurs petites taches et planifiez une échéance pour chaque tâche. Débarrassez-vous des tâches les plus dures en premier. Lorsque vous aurez terminé une activité importante ou compliquée, vous vous sentirez plus productif et cela vous donnera du courage pour vous attaquer aux autres tâches.

Créez votre rituel personnel.

De la même manière qu’un athlète se prépare avant une compétition, observez un rituel de commencement qui deviendra un automatisme. On associe souvent le mot rituel avec spiritualité… Ici, votre rituel ne regarde que vous. Ça peut être aussi simple que de préparer votre café préféré, ranger votre espace de travail, sortir vos crayons et cahiers favoris. Trouvez ces tâches préliminaires qui vont faciliter le passage à l’action.

Faites des pauses.

Lorsque vous n’arrivez pas à vous concentrer, pas la peine de vous acharner : faites une pause. Faites ce que vous avez envie de faire, pour vous l’enlever de la tête. Mais dans l’idéal, prévoyez des moments de pauses entre chaque tâche effectuée et voyez-les comme des « récompenses » pour chaque étape terminée. Elles permettent de vous sentir submergée. Vous pouvez utiliser la technique Pomodoro, qui consiste à travailler dans des périodes de 25 minutes, ponctuées par des pauses longues et courtes.

Pour en savoir plus sur la Méthode Pomodoro, je vous invite l’article que j’ai écrit à ce sujet il y a quelques temps.

Coupez toute distraction.

Téléphone, emails, Facebook, Twitter… Autant de sources de distraction qu’il faut éviter. Fermez-les ou éteignez-les lorsque c’est possible et accordez-vous des moments définis, comme nous l’avons vu dans le point précédent, pour aller y jeter un œil.

Si vous n’arrivez pas à ne pas aller surfer sur le net pendant que vous travaillez sur l’ordinateur, sachez que vous pouvez télécharger une application qui vous bloque l’accès à certains sites internet (sinon tous) pendant une période de temps que vous pouvez configurer. De nombreux logiciels et applications de ce type existent, à vous de trouver ce qui vous convient le mieux.

Utilisez la règle des deux minutes.

Si cela prend moins de deux minutes : occupez-vous en maintenant. C’est ce que conseille David Allen dans son livre Getting Things Done. En suivant ce principe, commencez petit et dites-vous que vous allez consacrer seulement deux minutes à cette tâche. En général, à partir du moment où vous commencez quelque chose, il est plus facile de continuer à vous en occuper.

Par exemple, vous avez un long rapport à écrire, commencez par écrire une phrase et vous vous retrouverez à écrire pendant une heure. Vous devez lire ? Dites-vous que vous allez lire la première page et avant même que vous ne vous en rendiez compte, vous aurez lu trois chapitres.

La procrastination, une alliée : vraiment?

D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours été une procrastineuse. Durant mes études, j’avais la fâcheuse tendance à attendre à la dernière minute pour réaliser mes travaux de session. Lorsque j’ai décidé de ne plus procrastiner et de faire mes travaux pendant tout le temps donné, mes notes ont chuté! C’est à partir de ce moment que la procrastination est devenu mon alliée.

Je l’ai donc utilisée à mon avantage. Il arrive, lorsque j’ai une tâche de planifier dans mon agenda, de ne pas avoir envie de la faire. Je prends tout de même quelques minutes pour me faire une idée d’ensemble et je la mets de côté par la suite. Ça permet à mon subconscient d’y travailler pendant que je fais autre chose. J’ai souvent des éclairs de génie concernant cette tâche et je m’empresse de les noter. Un peu plus tard, je reviens à cette tâche avec toutes les notes prises et je suis en mesure de la compléter rapidement.

Avez-vous tendance à procrastiner? Laquelle de ces stratégies appliquerez-vous pour améliorer votre efficacité?